Le délire sécuritaire du gouvernement ontarien
Le fascisme commence souvent avec ce qu’on appelle le délire sécuritaire et ici le gouvernement ontarien frappe fort.
D’abord, on vous fait croire que les rues sont dangereuses. Que des criminels dignes d’un film de Batman attendent de vendre de la drogue dans les terrains de jeux pour enfants et que les vols de voitures sont un fléau sans nom.
Dans cette nouvelle Gotham, ça prend plus de policiers, plus de procureurs et plus de prisons.
Ici, le projet Protect Ontario protège vos enfants et vos biens, contre les drogué·es, les itinérant·es et les fous furieux qui ont été relâchés de prison trop tôt.
Ce que la publicité ne dit pas, c’est que le taux de criminalité en Ontario est déjà le plus bas au pays. 0,06 crimes de natures diverses par 100 habitant·es.
0,06%, ça veut dire que chaque année, plus de 99% de gens ne seront pas touché·es par quel crime que ce soit.
Mais la publicité ne sert pas à rassurer. Elle sert à faire peur. À faire croire qu’actuellement les rues sont dangereuses pour vous.
Mais c’est quoi le projet Protect Ontario?
En fait, ça n’a rien à voir avec cette pub. Le PO, c’est la construction d’usines nucléaires, la diminution des balises environnementales afin d’ouvrir plus de mines, la construction d’un pipeline transcanadien et plus généralement des gros cadeaux aux riches qui vont s’enrichir avec ça.
C’est aussi ça, la fascisation de la société. Nous braquer contre les plus marginalisé·es de la société pour nous faire oublier que les riches détruisent la planète et s’enrichissent à même nos impôts pour le faire.
[Lien vers la publication FB, qui contient la publicité à laquelle ce texte répond.]
