Que diriez-vous si demain, le gouvernement imposait des inspections génitales obligatoires à vos enfants ?
Que diriez-vous si demain, le gouvernement imposait des inspections génitales obligatoires à vos enfants ou à celleux de votre entourage? C’est une telle mesure qui sera soumise au vote, cet automne, dans l’état de Washington. L’objectif? Protéger les jeunes filles du « danger » que représenteraient les personnes trans.
Pour « protéger » les enfants, il faudrait leur imposer une invasion dégoutante de leur vie privée. Ce projet de loi transphobe parmi tant d’autres est une démonstration du niveau de radicalisme dont est capable ce mouvement haineux.
Les paniques morales ne reconnaissent pas les frontières : au Canada, c’est en Alberta que la répression transphobe est la plus intense. En décembre dernier, le gouvernement albertain adoptait une loi qui vise aussi à exclure les personnes trans des équipes de sports amateurs, s’inspirant des pratiques transphobes observées aux États-Unis notamment.

Cette même loi limite aussi grandement l’accès aux soins de santé. La clause dérogatoire a donc été invoquée. Plusieurs sections de la Charte sont visées, en particulier « le droit à la vie, la liberté, la sécurité ». Cette loi prétend, elle aussi, défendre les enfants.
La logique est la même : sous prétexte de porter secours à des personnes sans défense, l’État paternaliste, sexiste et transmisogyne use de violence répressive tout en se présentant comme l’ultime arbitre du bien commun, afin de « sauver » les enfants dépourvus d’agentivité.
La protection par la terreur.
Ce n’est pas pour rien que la Ligue des droits et libertés, comme d’autres groupes citoyens, ont critiqué l’abus de la clause dérogatoire par le gouvernement de la CAQ : un droit cesse d’en être un, lorsqu’il devient optionnel.
C’est ça, l’autoritarisme. L’expertise médicale, l’autodétermination et le bien-être d’une communauté marginalisée sont évacués pour y substituer le règne de l’arbitraire. Ainsi, une petite poignée d’opportunistes sans scrupule entretiennent cette chasse aux sorcières. Une sordide diversion, pour mieux s’accrocher au pouvoir.
Pendant ce temps, les crimes haineux visant les personnes trans (et plus largement la communauté LGBTQ+) prolifèrent au pays, une augmentation confirmée par Statistique Canada, Interligne, le conseil LGBT canadien et d’autres organismes.
On ne regagne pas du pouvoir en méprisant et en écrasant les minorités, mais en s’organisant contre la haine et contre la classe possédante qui détruit la planète et s’accapare le pouvoir et les richesses !
Venez nous rejoindre à la marche de la Libération trans. C’est le 15 août à 18h, à la Place des Montréalaises ! Cherchez la bannière du Front pop !
